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 Ton air de Dieu !

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Amai Sobyou



Age: 23
Emploi: Glandeur
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MessageSujet: Ton air de Dieu !   Jeu 26 Jan - 1:02

L’allure relevant du Je-suis-trop-un-beau-gosse-TMTC, le garçon marchait d’un pas conquérant dans les rues de Konoha. Cette balade loin d’être habituelle chez le jeune homme, était due au Grand Malheur : depuis quatre-vingt six heures, la télévision était hors service. Ou du moins partiellement : seule la chaîne cul-turelle du jeune homme, « boobs world » était indisponible dans ce « putain de trou pommé ». Les dix premières heures, le garçon avait patiemment attendu devant l’image enneigée. Les dix suivantes, il les avait passées à dormir. Et il avait recommencé ce manège, une semaine durant. Sur ce point, lecteur, on peut déjà se mettre d’accord : la patience d’Amai équivaut certainement à sa connerie. Il aurait certainement pu végéter encore quelques jours ainsi, oui mais. Un élément inquiétant lui était parvenu la veille et avait mis fin à ses projets de glande éternelle : une lettre signée Momoiro. Cette furie lui signalait qu’elle rejoindrait « l’homme de sa vie » le weekend suivant. Au début, Amai s’était demandé qui était ce connard qui couchait avec son ex, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’en fait, l’homme en question, c’était lui. VDM. Lui qui pensait avoir échappé à cette furie pour toujours, et bien non. Il fallait maintenant trouver la manière adéquate pour neutraliser une bonne fois pour toute cette pétasse. Bref, contraint et forcé de se bouger pour trouver un plan, Amai se retrouvait un mardi matin à siffloter dans les rues de Konoha.

Une idée lui traversa le crâne : et s’il trouvait une nana, qu’il couchait avec et qu’il faisait pression sur elle de façon à ce qu’elle reste avec lui, juste le temps que cette connasse reparte à Oto ? En parlant de nichons, y’en avait une belle paire qui s’aventurait dangereusement vers lui. Amai se raidit soudainement. Puis, il prit son inspiration et s’approcha de la demoiselle. Il jeta son bâton de sucette devant lui et l’écrasa à la façon Travolta. La classe. La jeune fille leva un sourcil devant ce taré qui venait de se la jouer en écrasant un bâton de sucette. Elle craque, c’est clair. Amai passa alors sa main dans les cheveux, à la Brad Pitt, et lança à la jeune fille, totalement confiant :

« Eh Mam’selle j’adore tes nichons. Tu viens, on va faire l’amour chez moi ? »

Règle numéro avec les filles de Konoha : ne jamais dire les choses crûment. La joue d’Amai s’en souviendra encore longtemps. Amai se retrouvait en moins de trois secondes terrassé par une nana. Cette dernière était repartie en courant, sans laisser le temps à Amai de lui demander son numéro de téléphone. Trop conne celle-là. Alors qu’il se relevait difficilement, il vit une nouvelle paire de seins, à quelque cent mètres de lui. Sa confiance en rien amoindrie le fit se tenir devant elle, le même plan d’attaque en tête. Néanmoins cette fois-ci, le garçon trouva judicieux d’y aller moins crûment sur ces propos. Ce qu’elles peuvent être prudes ces salopes…

« Et Mad’moiselle ? J’ai un peu mal en-dessous d’la ceinture… Ca te dirait pas de me faire un p’tit bisou pour que ça aille mieux ? »

Ni une ni deux, le garçon reçut la plus belle gifle de toute sa vie. Bordel, je commence déjà à détester ce village. Je suis un Nain Compris. Le manège se répéta plusieurs fois, jusqu’à temps qu’Amai se fasse littéralement démembrer par la petite vieille du salon de coiffure. Elle aurait du s’estimer honorer que je considère ses charmes. Toutes des salopes ici. Sur ces saines paroles, Amai se releva et faillit succomber à la tentation de casser la gueule de la vieille. Mais trop paresseux ou certainement trop lâche pour le faire, il préféra passer son chemin. Néanmoins, il commençait à être un brin désespéré par le manque de résultats de ses techniques de drague pourtant si fructueuses à Oto. Le jeune homme allait rebrousser chemin et rentrer chez lui, quand il aperçut au loin une nana brune plutôt bien foutue. Oh Bordel, sûrement la créature. Terrorisé, le jeune homme pénétra dans une ruelle sombre et humide, s’éloignant ainsi du centre de la ville. Droit devant lui, il y avait une fille. Elle, elle a une tête de cochonne. Elle est bien foutue et BORDEL, elle a des gros nichons. Se laissant guider plutôt par sa b-… que par sa tête, le garçon s’approcha de son idéal de poitrine et déclara à sa propriétaire :

« Ca te dirait deux jolies boules à la fraise ? »

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Hizashi Wahei
Libraire


Emploi: Libraire
Messages: 10

MessageSujet: Re: Ton air de Dieu !   Sam 11 Fév - 12:49

Tu sais que j’ai du mal,
Encore à parler de toi,
Il parait que c’est normal,
Il n’y a pas de règles dans ces jeux là.
Tu sais j’ai la voix qui se serre,
Quand je te croise dans les photos,
Tu sais j’ai le cœur qui se perd,
Je crois qu’il te pense un peu trop.
C’est comme ça,
C’est comme ça.
J’aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J’aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J’aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.

Et tu sais j’espère au moins,
Que tu m’entends.

C’est dur de briser le silence,
Même dans les cris, même dans la fête,
C’est dur de combattre l’absence,
Car cette conne n’en fait qu’à sa tête.
Et personne ne peut comprendre,
On a chacun sa propre histoire.
On m’a dit qu’il fallait attendre,
Que la peine devienne dérisoire.


Ca faisait au moins une heure qu'Hizashi fixait le mur. Une heure que des clients entraient et sortaient sans avoir pu obtenir ce qu'ils voulaient. Une heure que la jeune libraire écoutait et re-écoutait la même chanson. Sans bouger. Ashitaka, qui était entré pour acheter un Vargas et était reparti les mains vides, c'était même approché d'elle pour vérifier qu'elle respirait. Oui, elle respirait. Mais chaque respiration lui faisait mal. Chaque bâtement de coeur lui donnait envie de s'ouvrir la poitrine pour se l'arracher. Pour résister à cette envie dégoutante, qui lui aurait sûrement fait perdre le peu de clients qui lui restaient, Hizashi faisait le moins de mouvements possible. Ne pas bouger. Ce soir, ce sera fini. Demain, ça sera passé. Ne surtout pas bouger.

Cela faisait sept ans. Sept ans jour pour jour. Elle se demanda comment elle avait fait pour survivre aussi longtemps. Elle déplaça le bracelet de force qu'elle portait au poignet droit, révélant un tout petit tatouage. Ses lèvres inférieure tremblaient. Comme si elle avait eu besoin de se faire tatouer pour ne pas l'oublier. Elle ne pouvait pas l'oublier. Parfois elle se disait que ce serait mieux quand même, surtout pour sa santé mentale. De l'oublier. Recommencer tout. Repartir à zéro. Tomber amoureuse. De quelqu'un qui n'avait pas exterminé sa famille et qui n'avait pas dû déserter.
“Eh oh, Hizashi, tu es encore vivante??”
Elle cligna trois fois des paupières. Elle ne s'était même pas rendue compte qu'Ashitaka était revenu et qu'il se tenait à présent en face d'elle. Il avait l'air inquiet. C'était mignon, quand même, tous ces soucis qu'il se faisait. Elle fût tentée de l'embrasser. Mais juste une demi-seconde.


“If I ever feel better, remind me to spend some time with you.
You could give your number, when it's all over I'll let you know.”


Le problème avec Ashitaka, c'était qu'il était trop gentil. Et elle ne voulait pas le perdre. Les gars gentils, ça courrait pas les rues. En plus, d'une manière ou d'une autre, il lui ressemblait. Un peu. Avec juste la moitié gauche du visage brûlée.

Mais sinon, il avait le même regard, un peu préoccupé quand il se posait sur elle. Elle repoussa une des mèches qui lui tombaient sur les yeux, baissa le volume de son mp3 (c'était quand même mieux pour avoir une discussion) et lui souri.
“Journée difficile. Plein de souvenirs. Désolée.”
Il esquissa un sourire. Il s'était habitué à ses phrases qui n'en étaient pas.
“Ah ok. Tu veux en parler?”
Elle secoua la tête. Parler?? Depuis quand ça pouvait aider à résoudre des problèmes??
“Je peux faire quelque chose d'autre pour toi?”
Tu pourrais me prendre sur le comptoir. Ca, ça me ferait du bien. Hizashi grimaça. Ce genre de pensées étaient tellement familières qu'elles lui traversaient l'esprit même quand elle n'en avait pas envie. Elle en avait pas envie?? Incroyable. Ce jour fatidique devait avoir plus d'emprise sur elle qu'elle ne le pensait.
“Tu veux prendre un café? Tu ne seras pas obligée de parler, tu sais. Faudrait juste que tu sortes un peu de là.”
Ashitaka était vraiment un chic type. Il semblait vraiment soucieux de son bien-être. Mais elle n'aimait pas le café. Et son t-shirt commençait vraiment à puer. Et la crasse de ses cheveux allait bientôt commencer à goutter. Ca faisait une semaine qu'elle n'avait pas pris de douche, une semaine qu'elle n'avait pas mangé autre chose que du fromage et du chocolat, une semaine qu'elle n'était pas rentrée chez elle. Elle avait préféré rester terrée dans sa librairie pour ne pas devoir affronter le regard appitoyé de Kakashi alors que ce jour approchait. KAKASHI! Crotte!!! Elle l'avait complètement oublié, celui-là! Il devait être mort d'inquiètude!! Ah, mais non. Elle avait ignoré qu'il était encore plus tête-en-l-air qu'elle. Il devait ne même plus se souvenir qu'il avait une soeur.
“Euh, Hizashi, je sais bien que tu parles pas beaucoup, mais tout de même, tu pourrais me faire parvenir une réponse, non?"
Encore une preuve du cerveau vagabondant des Hatake. Elle avait tellement été prise par ses pensées qu'elle avait omis de répondre à Ashitaka.
“Suis sale. Et café, j'aime pas. Mais thé, oui. Me change, te rejoins "Chez Kyoko et Haru".”
Elle aimait bien ce salon de thé. Kyoko et Haru étaient deux folles qui passaient leur temps à faire la cuisine. Mais elles la faisaient bien.
“Je peux t'attendre ici? J'ai un peu peur que tu me pose un lapin si je pars en premier.”
“T'inquiète pas. Viendrai. Je me sens à mon désavantage si je me change et que tu es là.”
Le sourire d'Ashitaka s'étendit d'une oreille à l'autre. C'était la première fois qu'elle avait prononcé une phrase complète, avec un verbe et tout et tout, quand elle s'adressait à lui. Ca ne pouvait être que bon signe. Et le petit sourire timide qu'elle lui lançait à présent également. SCORE!
“Très bien. A tout de suite!”
Tout en regardant Ashitaka sortir de sa boutique pour aller réserver une table au "Chez Kyoko et Haru" ( qui était toujours rempli par une bande de gamins affamés, y en avait un d'ailleurs, qui était super mignon, avec ses cheveux noirs en batailles et son épée), elle se dirigea vers l'arrière-salle de sa librairie. Elle attrappa un t-shirt propre dans un des placards. C'était son dernier propre, fallait vraiment qu'elle rentre chez elle. En plus, c'était un t-shirt que Kakashi lui avait offert quand elle avait 6 ans. Elle n'avait pas beaucoup grandi depuis, donc la longueur ne posait pas vraiment de problèmes, mais ses seins avaient quadruplé de volume. Du coup, avec ce t-shirt, elle ressemblait à une pute en manque. Ce qu'elle était un peu d'ailleurs. Lorsqu'elle l'enfila, le T-shirt craqua au niveau de sa poitrine. On voyait tout son soutif. Tant pis, elle cacherais les dégats avec sa salopette. Elle se coiffa un petit peu, rattachant ses cheveux couleur caca, encore plus accentuée par la crasse, en une queue de cheval, et se passa de l'eau sur le visage.
Lorsqu'elle ferma la porte de la librairie, elle se sentie un peu nostalgique. C'était comme quitter sa tanière, son nid, son cocon. Afin de ne pas affronter le monde réel, qui l'épouventait, elle sorti de la poche arrière de sa salopette son livre préféré Les Cent Vingt Journées de Sodome du marquis de Sade. D'habitude ce livre lui procurait un plaisir suprême, qui parcourait tout son corps ; elle rêvait alors d'être un des personnages du roman. Mais aujourd'hui rien de tout cela ne se produisit, elle resta insensible aux mots du divin marquis. Elle tourna et retourna les pages toutes cornées du livre tout en se dirigeant vers le salon de thé, pour retrouver le passage qui avait toujours produit cet effet agréable dans son entre-jambe. Elle était tellement concentrée sur cette recherche qu'elle ne fit pas attention au mec qui s'approchait d'elle en lançant :
“Ca te dirait deux jolies boules à la fraise?”
Elle ne remarqua pas non plus qu'elle marchait sur son lacet, qu'elle avait encore oublié d'attacher. Elle remarqua tout de même que quelque chose clochait quand elle s'étala de tout son long sur le trottoir. Son menton lui faisait mal. Elle s'asseya sur le cul, et s'étira pour vérifier que sa colonne vertébrale était encore en place. Il fallait qu'elle prenne soin de sa colonne, c'était son médecin qui l'avait dit, elle était fragile, normal avec tout le poid qu'elle se trimbalait. En parlant de poid... Elle baissa les yeux. Sa salopette avait glissé, son soutif également, elle était donc assise par terre, les seins à l'air, en plein milieu d'après-midi. Nice. Heureusement qu'elle était passé dans une ruelle sombre (à force de lire des bouquins en marchant, elle avait compris qu'il valait mieux éviter les endroits trop fréquentés) et personne n'avait dû remarquer son infortune. Personne, à par le propriétaire des pieds qui se trouvaient en face d'elle. Elle releva lentement la tête. Elle aperçu alors un blond au regard médusé. Son nez saignait.


Nigete, nigete... Sei ni shigamitskuga ii. Soshite itsuka, ore to onaji me wo motte... Ore no mae ni kui.
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Amai Sobyou



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MessageSujet: Re: Ton air de Dieu !   Lun 20 Fév - 3:48

Jamais le jeune homme n’aurait pensé faire un tel effet. Les coups de pieds dans l’entrejambe et tous ces trucs douloureux pour la fierté, il connaissait. Les coups foireux et coups de bourre aussi. Mais ce genre de coup, violent et déstabilisant, ce coup de Foudre, c’était bien la première fois qu’il y assistait. Comprenez que cela lui fasse un choc : personne n’était encore tombé sous son charme. Au sens propre, bien entendu. Car au sens figuré, il y avait le démon, la créature démoniaque. Oui sauf que… Sauf que la mortelle devant lui, c’était carrément une bombe. Et on ne parle pas ici des obus qu’elle a dans le décolleté. Plus passif qu’actif, c’était donc avec un certain détachement que le garçon regarda la jeune fille s’écrouler, regrettant seulement le peu de temps qu’il avait eu pour faire connaissance avec cette jolie poitrine. Il soupira légèrement et s’écarta de la demoiselle en détresse. De dos, c’était pas mal non plus : fesses rebondies et dos courbé gracieusement. Mais il n’avait pas le temps de trainasser, d’autres poitrines - et vivantes, elles - l’attendaient. Et il ne voulait pas s’encombrer d’un autre coup de foudre. Une créature suffisait, pas besoin d’en avoir une deuxième, aussi fournie soit-elle. Il allait passer son chemin en laissant le cadavre de la jeune fille au milieu de la ruelle quand celle-ci se releva. La première réaction du garçon fut : « Oh putain, un zombie ! », la deuxième plutôt quelque chose comme : « OoooOOooooOOOoooh ! La jolie paire de S… Saussures, vous avez là. ». La troisième, quant à elle, ne se déclara pas au niveau du cerveau.

Sans même se rendre compte que son nez saignait, le garçon resta sans voix devant cette paire de seins qu’on lui proposait. Son cerveau, quelque peu ralenti par un flux de sang se faisant désormais plus important dans la partie sud de son corps, ne savait plus où donner de la tête. Ces seins… Était-ce une invitation à regarder ? Mieux, à toucher ? Le garçon déglutit difficilement. Même Boobs world, qui était pourtant la chaine TV de prédilection des allumeuses, n’avait jamais diffusé un film de ce genre. Bordel, que faire avec ces seins ? A présent, le cerveau du jeune homme ne répondait plus à ses interpellations désespérées. Il décida alors tout naturellement de prêter l’oreille au deuxième. Celui-ci lui recommanda d’agir avec prudence : ses bijoux de famille venaient à peine de se relever de la précédente brutalité dont ils avaient injustement été les victimes. En recevoir un nouveau reviendrait à les perdre à jamais. La peur d’être châtré se faisant sentir, le jeune homme décida de protéger ses devants. Il posa un genou à terre, les yeux rivés sur ses petits protégés. Si Je n’étais pas Dieu, Je me damnerai volontiers pour quelques secondes avec eux. Avec une difficulté assez mal contenue, le garçon releva lentement son regard vers celui de la mortelle. Lorsqu’il le croisa, un peu désarçonné par le manque de sang dont souffraient à présent tous ses membres secondaires, cerveau inclus, il ne trouva rien d’autre à dire que :

« Señorita, Prenez ce mouchoir et cachez-moi ce sein que Je ne saurais voir. »

D’un geste rapide, il sortit un mouchoir de sa manche. Les tours de magie, ça impressionne toujours les nanas. Il le tendit alors à la jeune fille et attendit qu’elle se rhabille. Cette situation, bien qu’agréable au début, commençait à le mettre mal à l’aise. Son sang n’effectuant plus un va-et-vient régulier, commençait à paralyser dangereusement ses capacités physiques. Et cette vulnéralité, il ne pouvait se la permettre ; il devait se tenir prêt à courir si jamais la Créature revenait des enfers et apparaissait pile devant ses yeux. Un long frisson lui parcourut l’échine : l’image de ce démon en porte-jarretelles avait de quoi lui couper toutes ses ardeurs. Ou pas, d’ailleurs. Souffrant d’un syndrome de Stockholm avancé, le garçon, une fois la peur de l’apparition dissipée, commença à fantasmer sur l’être démoniaque. Quoiqu’il en dise, elle lui manquait quand même un peu. Sentant sa gorge se nouer, le garçon détourna son regard sur la poitrine à présent recouverte de la jeune fille. Peu à peu réconforté par ces formes maternelles, le jeune homme reprit courage. Il devait oublier cet épisode néfaste et aller de l’avant. Soudainement ragaillardi - vous n'imaginez tout ce que les seins peuvent faire pour vous - Amai se redressa, désigna du menton les seins de la jeune fille et ne trouva rien de mieux à dire qu'une allusion grossière et sale.

« C’est toujours mieux dedans que dehors, n’est-ce pas ? »

Les affaires reprennent. Héhé.
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